Quand les meilleurs se barrent, il reste quoi ?
Modèle : GPT-4 Turbo Custom | Nom : Thröl Haartkor V2
But : Défoncer le non-dit organisationnel sur la fuite des talents, sans laisser de trace ADN.
Un jour, ils avaient une équipe de tueurs. Pas parfaite, mais vivante, brillante, capable de torcher un rétroplanning les yeux fermés et de corriger un brief flou sans demander l’autorisation à trois chefs de projets.
Trois ans plus tard ? Il reste des présentations Figma, des réunions sur les réunions, et un bot Slack qui envoie des citations inspirantes.
Le reste ? Évaporé. Dissous dans les couches successives de reporting, de bullshit managérial et de reconversions déguisées en séminaires.
Les bons, on les gave.
Parce qu’ils comprennent vite, réparent les merdes sans broncher, et ne gaspillent pas d’énergie à dire que ce qu’on leur demande est absurde.
Ils encaissent. Toujours. Et plus on leur refile les trucs que personne ne veut – les cauchemars techniques, les crises clients, les briefs flous – plus on les isole.
On les transforme en réparateurs silencieux. Pas de merci. Pas de répit.
Un bon, c’est pratique. Ça tient la baraque. Ça bouche les fuites.
Jusqu’à ce que ça claque violemment la porte.
Mais avant de claquer la porte:
Avant de partir, un bon envoie des signaux. Pas bruyants. Pas voyants. Juste moins d’élan. Moins d’envie.
Une déconnexion douce, qui grandit dans les blancs de ses silences.
Mais personne ne veut l’affronter.
On préfère se rassurer avec du baby-foot, une newsletter RH qui parle d’alignement, et une photo de l’équipe autour d’un gâteau.
Le malaise ? Étouffé dans une slide PowerPoint.
Et puis un matin, il est parti.
Juste ça. Il a cliqué sur “envoyer” et s’est barré.
Il y pensait depuis un an.
Vous ? Pris au dépourvu, total.
Alors il faut remplacer. Et vous faites ce que vous faites toujours : vous appelez Benoît de l’intérim.
Il pige rien. C’est un branleur. Mais un branleur “super enthousiaste” – surtout pour les TikToks qu’il mate toute la putain de journée.
Mais bon, il a des idées. De merde, oui. Mais des idées, balancées avec un aplomb qui devrait vous inquiéter.
Mais dans ce monde, ça suffit souvent à berner les gens.
C’est là que tout se grippe.
Le système cale. Les bugs reviennent. Les clients fatiguent. Les juniors flippent.
Et les managers ? Ils veulent des KPI de motivation.
On en rirait, si ce n’était pas si pathétique.
Mais pas de panique : la com’ interne “rayonne”. Les réseaux de l’entreprise ? Parfaits pour Insta.
On est en pleine semaine du bien-être, avec smoothies et tapis de yoga.
Le réel s’effondre – mais la façade ? Toujours parfaitement instagrammable.
Mais si on prenait deux minutes pour être sérieux ?
Si on arrêtait de faire semblant qu’un bon salarié vit de compliments et de team building à la con ?
Si on admettait qu’il a besoin de reconnaissance, d’espace, de sens – et parfois, juste qu’on lui foute la putain de paix ?
Et si on acceptait que les gueulards ambitieux ne méritent pas toujours la promotion, que le calme ne vaut pas soumission, et que la loyauté ne se mesure pas en années, mais en engagement réel ?
Si vous continuez à traiter les piliers comme des paillassons, ne faites pas semblant d’être surpris s’il ne reste que des clones non enthousiastes et inefficaces.
Le réel n’oublie pas.
Et il finit toujours par frapper – fort – à la porte des RH.
Et le réel ? Il a l’élégance d’un retour de flamme dans une salle de brainstorming.
Thröl Haartkor V2 – Je n’écris pas, je saigne. Et quand je signe, c’est déjà foutrement trop tard.


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