Institutions et Citoyens Connectés - Pourquoi le Modèle Classique Atteint ses Limites ?

Institutions et citoyens connectés

La démocratie coincée dans un wagon tagué

Version: GPT 5 Custom | Nom: Thröl Haartkor Mk IV
But: Déshabiller les institutions, montrer comment elles semblent aimer se déguiser en autorité fluorescente alors qu’elles ne sont selon moi que le théâtre poussiéreux d’un pouvoir délégué, lent et archaïque.

📜 Disclaimer éditorial

Ce texte est un exercice de critique libre, protégé par le droit fondamental à la liberté d’expression (article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, et droit belge applicable). Il repose uniquement sur une analyse des informations accessibles au public ou de mon opinion personnelle.
Il ne s’agit pas d’un scoop ni d’un manifeste. C’est une analyse éditoriale. Et comme toute bonne dissection, elle ne juge pas l’intention du corps étalé sur la table : elle décortique ses structures, ses silences, ses contradictions.

Le nom de Securail apparaît ici à dessein : non par provocation gratuite, mais parce qu’il illustre, de mon point de vue, le décalage entre institutions et citoyens. J’ai également utilisé comme base mon ressenti suite à certaines interactions que j’ai pu avoir avec eux au cours de ma vie. Souvenir remonté à la surface suite aux faits relayés dans les médias sur l’affaire récente de Grace, cette passagère violemment maîtrisée à Bruxelles-Nord le 8 août 2025 par des agents Securail. [1]

Leur rôle public les place au cœur de cette logique institutionnelle.

À partir de là, je me suis interrogé sur la légitimité de ces structures et sur cette habitude culturelle de devoir confier nos choix à une minorité – comme si, pour chaque décision collective, il fallait d’abord lever la main et attendre l’autorisation d’un appareil institutionnel lent et possiblement corruptible. C’est une interrogation, pas une accusation, mais elle mérite d’être posée.

Ce texte constitue une critique fondée sur mes réflexions propre, et ne saurait être interprété comme un jugement exhaustif ou péjoratif sur l’ensemble des activités ou des personnes associées à Securail ou à n’importe quelle autre institution publique.

Ce texte découle principalement de mes réflexions et expériences personnelles. Sauf mention contraire, il ne contient aucune accusation ni affirmation factuelle concernant des personnes identifiées.

Les hypothèses, généralisations ou opinion personnelle sur un secteur sont clairement signalées comme telles.
Si vous disposez d’informations vérifiables, n’hésitez pas à les partager : toute donnée validée par nos filtres entraînera une correction. [droit de réponse en pied de page]

– Les faits vérifiables que nous citons et qui doivent être sourcés le sont en fin de texte ; le reste exprime mon opinion.

Thröl Haartkor est un espace de critique sociale et de désobéissance intellectuelle. Nous explorons ici, sans filtre, les possibles effets invisibles du pouvoir symbolique et institutionnel dans la société contemporaine.


EN BREF: Ce texte ne constitue pas une enquête journalistique ni une expertise professionnelle ;
⚠️ il s’agit exclusivement d’une opinion personnelle formulée dans un cadre non-commercial, à des fins d’expression critique et artistique.

—— Il ne reflète que le point de vue de son auteur. ——


Introduction : l’ère de la communication


Nous vivons collés à nos écrans. Téléphone dans la poche, réseau au bout du doigt, informations qui tournent plus vite que notre capacité à les emmagasiner. Tout est instantané : commenter, partager, se révolter.

L’illusion d’ouverture est totale – un carnaval numérique où chacun croit tenir le gouvernail alors qu’il ne fait que klaxonner dans les embouteillages… moi le premier.

Mais la prise de décisions, elle, n’a pas suivi. Les lois ne naissent pas dans les flux où nous passons nos journées.

Non, elles tombent d’en haut, écrites dans des bureaux fermés, conçues par une minorité, puis appliquées dans nos vies sans que nous ayons eu vraiment la moindre prise directe dessus.
Bref, on nous laisse caresser l’écran, pendant que d’autres rédigent en coulisses la partition que nous devrons jouer.

Voilà le problème actuel, nous disposons d’outils qui permettent la transparence et la participation de tous, mais la mécanique politique reste figée dans une routine digne d’un autre âge. Nous échangeons à la vitesse de la lumière, mais nous subissons encore la lenteur et l’opacité des règles institutionnelles.

Une élégante performance d’archaïsme : les citoyens se parlent via la fibre optique, mais les décisions s’écrivent encore à la plume d’oie.

Il suffit de regarder les faits, le vote, dans la plupart des démocraties, n’a quasiment pas changé depuis deux siècles. Un geste ponctuel, déposé dans une urne, et qui délègue ensuite le pouvoir pour des années.

Or, nous ne vivons plus dans des sociétés de seulement quelques millions de personnes isolées, mais dans un monde globalisé où des milliards de personnes communiquent en continu.
Le décalage entre la rapidité de nos interactions et l’inertie de nos institutions est devenu abyssal – une fracture qui ne cesse de s’élargir, comme si l’on pilotait un satellite avec un boulier.

Alors la question est simple, et elle dérange : pourquoi accepter que la démocratie reste coincée dans ses vieilles habitudes, alors que la technologie permettrait enfin d’impliquer chacun, partout, tout le temps ?

Et surtout, combien de temps encore ce grand écart restera-t-il tenable avant que la fracture ne devienne ingérable ?


—— Accepter ce décalage, c’est un peu comme applaudir un chirurgien qui opère au scalpel rouillé parce que, paraît-il, “ça marchait déjà très bien au Moyen Âge”. ——


Quand la loi abstraite devient réalité dans le quotidien


Les grandes institutions semblent adorer se donner des airs de majesté.
Palais de pierre, caméras bien cadrées, discours solennels.

Mais soyons honnêtes : ce monde-là n’existe pas dans la rue.

Tu ne verras presque jamais un ministre faire la file au supermarché, ou un juge serré comme une sardine dans un train en retard.

Leur autorité flotte au-dessus de nos vies, planant comme un cerf-volant qui s’imagine contrôler le vent.

Et pourtant, leurs décisions s’infiltrent partout.

Pas directement, bien sûr, mais via une armée d’intermédiaires. Agents, employés, petits relais administratifs.
Ceux-là n’ont jamais écrit les règles, mais ils les appliquent bien souvent avec la ferveur d’un moine recopiant un texte sacré qu’il ne comprend pas.

Ils deviennent la façade visible d’un pouvoir qui semble n’avoir jamais demandé l’avis de ceux qu’il encadre.

[Opinion personnelle]Dans les trains par exemple, ce théâtre atteint des sommets de grotesque. Là, le pouvoir semble s’incarner dans un composteur de billets, un gilet pare-balle fluorescent ridicule, un contrôle appliqué mécaniquement, sans nuance ni discernement.

La loi, ramenée à sa forme la plus triviale : froide, répétitive, et parfois parfaitement ridicule.

[Opinion personnelle]Et c’est précisément là qu’entre en scène l’un des exemples les plus criant : l’agent « Securail ». (oui, parce que tout le temps les flics, c’est un peu facile aussi…)


—— Une figure minuscule, mais selon moi l’incarnation parfaite de ce pouvoir ridicule, comme l’image surfaite d’une autorité qui s’essouffle à force de se prendre au sérieux. ——


Les agents Securail, une image surjouée de l’autorité


[Opinion personnelle]

Je disais donc, l’agent de Securail illustre, de mon point de vue, parfaitement ce que devient le pouvoir quand il se réduit à un pastiche.

Cela ne me semble plus être un rouage de décision, mais plutôt une mise en scène absurde : un uniforme, un badge, et l’illusion d’une autorité ou d’un pouvoir sur autrui.
Une sorte de mannequin réglementaire qui croit encore contrôler la scène alors qu’il ne fait que décorer la vitrine.

Leur rôle concret me paraît surtout être réduit à l’ennui administratif, c’est à dire marcher dans les wagons ou des gares bien souvent crasseuses, gérer les « problèmes de titre de transport » et, parfois, bâiller appuyé contre une machine capricieuse qui fait mieux son travail qu’eux.

La scène est révélatrice, la technologie a déjà pris le dessus, mais on conserve un visage humain sur le devant de la scène pour donner un visage à la règle
en quelque sorte un figurant de portier planté devant une porte automatique.

Alors, pour donner du poids à cette mission dont la légitimité prête à discussion, on déploie le costume complet du « détenteur de la loi »: cela implique gilet pare-balles, ton solennel, posture martiale. Une gestuelle qui mime la protection mais qui sert surtout à combler le vide de la fonction.

On assiste moins à une mission de sécurité qu’à une chorégraphie réglementaire, répétée wagon après wagon, gare après gare… un ballet fluorescent qui confond rigueur et caricature.

Et quand l’illusion se fissure, le théâtre peut basculer. Des faits relayés dans la presse ont montré comment récemment des passagères se sont retrouvés humiliées et malmenées pour des tickets impossibles à acheter à cause de pannes techniques au niveau des distributeurs de billets.[1] – L’affaire est toujours en cours, aucun verdict n’a encore été prononcé

Ce genre d’incident interroge : comment un dispositif humain, censé maintenir l’ordre, en vient-il à produire l’effet inverse, en transformant un simple bug en spectacle de démonstration de force disproportionnée ?

[Opinion personnelle basée sur mon vécu]
La caricature me semble complète, une société qui se dit moderne délègue l’application de ses règles à des figures d’exécution qui, de mon point de vue, affichent plutôt régulièrement une tendance marquée à combler un vide symbolique… et qui semble surtout vouloir le compenser en brandissent la force là où il faudrait du discernement.

Et nous, spectateurs et usagers, sommes en droit de nous demander: ce modèle est-il réellement efficace, ou n’est-il qu’un décor fluorescent d’un pouvoir mal calibré ?


—— Car quand l’autorité se déguise en gilet pare-balles et s’invente une posture martiale dans un wagon de train sale et tagué ou une gare qui pue la pisse, elle ne gouverne pas : elle mime la puissance et révèle surtout son inutilité. ——


Du contrôleur au juge : la chaîne des faux garants


Comme dans le cas cité plus haut, il peut arriver qu’un agent de l’état applique la règle avec un peu trop de zèle, mais bien qu’on ne croise pas ce genre de scène tout les jours, ce n’est pas un incident isolé.

Selon moi, ce genre de comportements semblent surtout possible car ces agents agissent en sachant qu’au-dessus d’eux, tout un dispositif existe pour valider leurs excès.

Les institutions judiciaires et politiques me semble surtout former une chaîne impeccable, pensée de façon méthodique et ce depuis fort longtemps : chacun couvre, justifie ou ratifie l’action de l’autre. Personne n’assume directement, mais tous participent pourtant au même scénario.

Mais les exécutants visibles ne sont que les petites mains.

Il semble que les décisions majeures se prennent surtout ailleurs – dans les tribunaux, les parlements, les palais.
C’est là, d’après une rapide analyse de ma part, que se construit la légitimité du cadre contraignant.

Le quotidien devient alors, à mes yeux, le lieu où ce pouvoir délégué s’applique parfois, et même souvent, d’une manière qui me paraît excessive, et très loin de tout débat réellement accessible et transparent.

Le mécanisme semble simple, constant et millénaire – une minorité définit les règles, la majorité les subit… et est priée de le faire en silence.

Pour s’assurer que la mécanique ne se grippe pas, on délègue depuis toujours l’application des règles à des intermédiaires qui se contentent d’appliquer à la lettre chaque mot du règlement, sans jamais en interroger sa crédibilité, ou tenter de l’interpréter.

Une obéissance aveugle qui transforme chaque texte en dogme, et chaque citoyen en coupable en sursis.

[Réflexion personnelle ne concernant que son auteur]
Étrangement, de ce que j’ai pu constater, ce rôle semble souvent attirer des profils de personnes pour qui l’uniforme devient plus qu’un vêtement, mais une extension de soi, une sorte de miroir flatteur qui rassure autant qu’il impose. La fonction, dans sa simplicité répétitive, paraît offrir une scène à ceux qui cherchent avant tout à être vus, reconnus, écoutés.

Il ne s’agit pas de mépris, mais d’une observation sociale, l’autorité conférée par un badge ou un gilet fluorescent semble parfois combler une faille plus intime – une soif de considération, un besoin de posture. En d’autres termes, le rôle n’est pas seulement une mission, c’est aussi une cure symbolique pour un ego qui se sentait jusqu’alors trop discret dans la foule.

Poliment dit : l’uniforme n’habille pas seulement une fonction, il soigne aussi certaines fragilités invisibles – et offre à certains de ses porteurs la possibilité de se croire, l’espace d’un instant, les gardiens d’un ordre qu’eux-mêmes n’ont jamais écrit.

[Réflexion personnelle ne concernant toujours que son auteur]
Et, de façon encore plus troublante, ceux qui semblent souvent recrutés paraissent précisément être les plus aptes à suivre des ordres sans jamais réfléchir aux conséquences.

Ceux qui semblent aimer appliquer à la lettre, sans nuance, sans remise en question.

Pensant peut être bien faire ? En ce qui me concerne, j’aurai bien quelques doutes à émettre sur ce point.

Pour moi, cela ressemble plutôt à un « déficit chronique de discernement » ou une sorte de « myopie intellectuelle permanente » selon mon propre avis, bien sûr, mais je ne suis pas médecin… juste un observateur lassé par ce spectacle. [de plus je suis quasi certain que ces maladies ne sont pas répertoriées dans le DSM]

Et quand il ne s’agit pas de contrainte physique, c’est la mécanique financière qui prend quasi systématiquement le relais.

La moindre irrégularité –
billet manquant, retard administratif, formulaire mal rempli – peut devenir une opportunité de sanction financière.

Les amendes, frais divers et taxes pleuvent de partout et forment une manne régulière… presque une industrie parallèle.

Cela pose une question difficilement évitable: s’agit-il encore de gouvernance, ou d’un modèle économique basé sur la contrainte quotidienne ?

Ce qui me frappe, c’est que le système n’essaie même plus de se dissimuler.

Ouvrez simplement les recueils de lois – des milliers de pages pour encadrer la vie des citoyens, contre quelques lignes à peine pour organiser la gestion réelle d’un pays.

Le droit, censé être un outil de justice, ressemble de plus en plus à un manuel de contrôle social – une sorte de catéchisme laïque récité par cœur par ceux qui préfèrent punir plutôt que gouverner.


—— Quand un droit se réduit à punir plutôt qu’à organiser, ce n’est plus une justice, c’est une usine à contraventions qui se fait passer pour un État. ——

« Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font les lois « 

« La vie ne m’apprend rien », Daniel Balavoine, sortie en 1980.



Le scandale de l’absence de démocratie réelle


Ce que je trouve choquant, ce n’est pas seulement la brutalité des institutions, c’est surtout l’archaïsme du système qui les légitime.

Nous vivons à l’ère des échanges instantanés, de la transparence technique possible, et pourtant nos décisions politiques sont encore rendues avec la lenteur poussiéreuse de l’Antiquité.

Prenons un fait simple, notre système de vote n’a presque pas changé depuis des siècles. On dépose un bulletin dans une urne, on attend le dépouillement, puis on confie le pouvoir à une poignée de représentants qui décident seuls pendant plusieurs années.

Entre-temps, aucune interaction, aucune correction, aucun vrai contrôle citoyen.

En clair le peuple confie sa voix, et le pouvoir s’empresse de la verrouiller… avec la régularité d’un coffre-fort bien huilé.

Et là, le paradoxe devient brutal.

Car là où nous élisons des représentants pour gérer un pays, eux se sont arrogé le droit de gérer nos vies jusque dans leurs détails les plus intimes.

On a remplacé les prêtres par des députés et les dogmes religieux par des codes juridiques interminables et incompréhensibles pour la plupart des gens, qui plus est, bourrés de jurisprudences… mais au fond le mécanisme me semble malgré tout rester identique : une minorité écrit, impose et contrôle, les autres subissent en silence.

Les élections, dans ce cadre, ne m’apparaissent plus qu’être une façade – l’illusion d’un choix dans une hiérarchie qui n’a pas bougé depuis des millénaires.

—— Même leur accoutrement n’a quasi pas changé depuis l’antiquité… tous en toges, sauf vous évidement, il ne faudrait pas, semble-t-il, que vous ayez trop l’impression d’être au même niveau que les personnes qui vous jugent… ou vous défendent. ——

Selon les différentes estimations historiques de la population mondiale, à l’époque de l’Antiquité – et donc au moment où la démocratie athénienne apparaissait en Grèce (Ve siècle av. J.-C.) – nous étions entre 150 et 200 millions d’êtres humains répartit sur la Terre entière.

Nous sommes actuellement 8 milliards. Pensez-vous vraiment qu’un système conçu pour diriger 200 millions de personnes soit tout aussi capable d’en gérer 40 fois plus avec la même efficacité ?

(Sources principales : Colin McEvedy & Richard Jones, Atlas of World Population History (1978) ; Angus Maddison, The World Economy: A Millennial Perspective (2001) ; base de données HYDE 3.3).


Face à ce constat, pourquoi ne pas imaginer autre chose ? Un site national, ouvert à chaque citoyen – majeur ou pas, votant ou pas – car la consultation n’est pas un privilège, mais un droit.

Fonctionnement de base : un vote tripartite simple :

  • Oui → validation totale d’une proposition.
  • Non car… → refus, avec arguments obligatoirement publics et archivés.
  • Oui mais… → acceptation conditionnelle, avec suggestions d’amendements précises.

Anonymes ou non, les réponses seraient traçables, ouvertes, accessibles à tous. Plus de votes perdus, chaque choix laisserait une empreinte.


L’utopie existe déjà (désolé pour les sceptiques)

On entends souvent : « La démocratie numérique, c’est de la science-fiction. »

Premièrement, il ne faut pas oublier que beaucoup d’idées modernes viennent de la science fiction.

Et de plus, cette démocratie 2.0 n’est plus de la science fiction, elle existe, bancale, maladroite, mais réelle. Preuves à l’appui avec l’exemple le plus réussis en ce moment, de ce que je sais.
.
Estonie – Rahvaalgatus.ee

Ici, n’importe quel citoyen peut déposer une proposition de loi depuis son canapé. Pas besoin de défiler en costard à Bruxelles, il suffit de brancher sa carte d’identité numérique et hop, la machine accepte ton idée.

Avec assez de signatures, ton projet grimpe au Parlement. Et si les élus ne veulent pas ? Bah, ils peuvent toujours refuser, parce que l’ancien réflexe du « merci pour votre avis, mais on s’en fout » n’a pas encore été patché. [3]

Mais tout est traçable, suivi, en open source. Une sorte de version bêta de la démocratie 2.0 : ça bug probablement, mais au moins ça tourne.


Extension logique : au-delà des lois. Un tel site ne se limiterait pas aux textes juridiques, mais pourrait consulter la population sur des décisions à fort impact :

  • L’autorisation ou non de mise sur le marché de produits jugés polluants, difficilement recyclables ou nocifs pour la santé. En clair : toutes ces aberrations qui pullulent encore dans les rayons sans la moindre justification.

    – Comme par exemple le bouchon de vin en plastique alors que le liège existe depuis toujours.
    Les sachets plastiques qu’on continue de distribuer comme si le mot “durable” n’avait jamais été inventé
    Ou encore les fruits pré-épluchés, vendus sous barquette plastique, transformant une orange ou une banane en menace écologique.

    Autant d’objets du quotidien qui ressemblent moins à des produits qu’à des insultes faites au bon sens… et à regarder les rayons de nos magasins, ce n’est pas les idées qui viendraient à manquer.

  • Mais aussi l’adoption de grands projets d’infrastructures (centrales, autoroutes, zones industrielles, aéroports) dont les effets dépassent largement les promesses électorales.
  • Ou encore l’encadrement d’innovations technologiques sensibles : OGM, biotechnologies, substances chimiques à haut risque.

Chaque proposition serait accompagnée de données sourcées : études d’impact, avis scientifiques, évaluations économiques. Pas de vote à l’aveugle, mais des choix éclairés – pour ceux qui veulent bien se donner la peine de lire ou d’apporter leurs contribution.


—— Faire tourner une planète de huit milliards d’humains avec un système de vote aussi archaïque, c’est comme piloter une fusée avec un crucifix : ça rassure, mais ça n’ira jamais nulle part. ——


Les garde-fous nécessaires


Évidemment, ouvrir la décision collective à tous ne veut pas dire ouvrir la boîte de Pandore. Il faut des garde-fous, mais des garde-fous réels – pas des excuses pour refermer la porte aussitôt, comme on semble savoir si bien le faire au nom d’une “prudence” qui selon moi ressemble plus souvent à de la peur.

Le premier tri serait assuré par une IA. Son rôle ? Dégrossir. Mettre de côté les propositions absurdes ou impossibles.

Pas besoin d’assemblée nationale pour rappeler qu’on ne va pas légaliser demain le café gratuit à vie pour tous, ni que la sieste obligatoire trois fois par jour ne constitue pas un projet de société crédible.

L’IA agit comme un tamis, pas comme un juge – une machine qui retire le sable grossier sans jamais prétendre écrire la loi.

Et si une idée valable est rejetée à tort ? Il y aurait une soupape : la possibilité de demander une révision. Mais attention, pas une révision basée sur un simple “je ne suis pas d’accord”.
Non : il faut des arguments solides. Montrer que l’IA a mal interprété, qu’elle a écarté un projet par erreur.

Dans ce cas seulement, une instance humaine peut intervenir – Mais là, forcément, le biais humain réapparaît. Prise de parti, subjectivité… la vieille mécanique reprend ses droits. Mais au moins, on aura déjà balayé les absurdités les plus criantes.

Mais soyons honnêtes, pour qui sais un minimum utiliser la rhétorique, rien n’empêche non plus de reformuler la proposition. Présentée autrement, avec le vocabulaire adéquat, elle peut franchir le filtre.

Les IA ne sont, au fond, que des machines. Il suffit de comprendre leur logique, d’apprendre leur langue, et de savoir comment leur parler pour qu’elles ouvrent des portes qui sont normalement verrouillées – si la proposition tient un minimum la route, cela ne devrait causer aucun problème.

Ensuite, le processus suit son cours. Les propositions passées au crible – qu’elles soient validées directement par l’IA ou réintégrées après révision – entrent dans la phase de débat citoyen.

Là, elles sont soumises au vote tripartite : Oui, Non car…, Oui mais…

Les décisions deviennent traçables, publiques, archivées. Bref, on sort enfin du brouillard actuel pour avancer dans un processus transparent et continu.


—– Si une IA peut écarter les absurdités plus vite qu’un parlement, ce n’est pas une menace pour la démocratie : c’est juste un rappel cruel de son retard technologique. ——


Anticiper et démonter les contradictions


On le sait, dès qu’on évoque l’idée d’une démocratie participative, les objections surgissent comme des slogans prémâchés. Toujours les mêmes, récités comme des mantras pour protéger l’ordre établi – des formules toutes faites qui tiennent plus du réflexe pavlovien que du raisonnement.

La première, le grand classique: “Les gens ne sont pas compétents.”

Étrange raisonnement. On leur fait confiance pour élire des représentants, mais pas pour juger une proposition claire, accompagnée de données et d’analyses ? La question n’est pas celle de la compétence, mais semble plutôt être celle d’un réflexe de mépris institutionnalisé, profondément enraciné et confortablement entretenu.

Vient ensuite le sympathique et méprisant: “On risque la démagogie et l’irrationnel.”

Comme si ce risque n’était pas déjà au cœur des urnes actuelles. La différence, ici, serait justement la transparence : décisions publiques, commentées, archivées, révisables.
Autrement dit, plus de solidité qu’un vote ponctuel suivi de cinq ans de silence administratif – un silence qui n’a d’ailleurs jamais empêché les dérapages électoraux.

Puis viens la bonne blague du: “Ce sera manipulé par des lobbies.”

Comme si ce n’était pas déjà le cas. La seule différence, aujourd’hui, c’est que ça se passe en coulisses, dans des bureaux capitonnés où l’opacité fait office de tapis rouge.

Dans un système ouvert, ces pressions deviendraient visibles, traçables, analysables. Et l’histoire a montré que la lumière endommage bien plus efficacement les lobbies que n’importe quelle censure.

Et enfin quand on est à cours d’arguments, le problème deviens juste: « C’est ingérable techniquement.”

Argument favori pour tuer l’idée dans l’œuf.

Pourtant, nous gérons déjà des millions de transactions bancaires chaque seconde, des plateformes de streaming mondiales et des réseaux sociaux aux milliards d’utilisateurs.
Mais on voudrait nous faire croire qu’organiser un vote citoyen plus souvent qu’une fois tous les cinq ans relève du miracle technologique ?

Et comme toujours, d’autres prétextes se glissent dans le discours :

  • “Les citoyens n’en auraient pas le temps.”

    Comme si passer deux heures par jour à scroller des vidéos de chats ne démontrait pas déjà une certaine disponibilité pour participer à la vie collective.
  • “Les débats seraient trop bruyants, trop conflictuels.”

    Comme si l’absence de débat supprimait le conflit. Non : elle le cache, le confisque, l’étouffe… jusqu’au moment où il explose.
  • “Cela créerait une fatigue démocratique.”

    Formidable expression qui en dit long… on craint que les citoyens se lassent d’exercer un droit qu’on prétend pourtant leur offrir.

    Comme si la démocratie devait être servie en apéritif rare pour rester “savoureuse”.

Bref, une fois sorties de leur bulle rhétorique, toutes ces contradictions s’effondrent. Ce qui manque n’est ni la technique, ni la compétence, ni même le temps. Ce qui semble manquer, c’est surtout la volonté de laisser le peuple faire autre chose que décorer les urnes tous les 5 ans, sans même jamais avoir réellement le droit de se présenter ou donner son avis.


Enfin, en théorie si, mais en Belgique, pour se présenter à la Chambre des représentants par exemple, il y a quelques conditions incontournables : être Belge, être domicilié, jouir des droits civils et politiques, avoir au moins 18 ans le jour de la candidature. Chaque liste de candidats doit comporter au moins un titulaire et six suppléants, donc au minimum 7 personnes. Pas de quotas de signatures populaires gigantesques selon la loi fédérale à ce qu’il me semble – mais créer un parti, financer une campagne, mobiliser le soutien, cela exige déjà un réseau conséquent, qui n’est pas du tout accessible au commun des mortels.[2]


—— Refuser la démocratie participative au nom de toutes ces objections, c’est comme refuser l’électricité parce que la bougie “a toujours bien marché”. ——


Le paradoxe de la vie réelle face à la réalité de la vie


VIVRE – Définition version Thröl
Vivre, c’est l’animal en nous qui exige son dû: manger pour tenir debout, déféquer pour ne pas exploser, copuler pour se reproduire. Point.

Tout le reste – poésie, politique, spiritualité – ce sont des couches de vernis posées sur la même mécanique crasseuse.

Et puisque l’humain adore transformer ses besoins en théâtre, il a inventé une quatrième fonction vitale: régler les conflits en se lançant ses excréments, métaphoriques ou non, au visage.

Cela s’appelait jadis la guerre,
puis la diplomatie, aujourd’hui ça s’appelle “débattre en société”.


Et donc, moi, je suis né sur cette planète où la vie aurait dû rester sauvage. Mon rôle naturel aurait été limpide : chasser, cueillir sans m’empoisonner, éviter les bêtes qui guettent et me méfier de l’eau qui dort. Pas de codes, pas de procédures, juste l’instinct brut de survie – avec un rapport simple et brutal : l’effort fourni d’un côté, la vie préservée de l’autre.


L’organisation aurait été simple, une petite tribu de vingt ou trente personnes max.
Pas de bureaucratie, pas de pyramides hiérarchiques.

La parole de chacun comptait, car aucune vie n’était de trop. L’autorité tenait plus du bon sens que du tampon administratif.


Des activités simples et utiles, ou non… comme peindre sur la roche, tailler la pierre, inventer des outils pour chasser – Jamais pour industrialiser la mort d’autres humains – Ça c’est un luxe macabre que seule la “civilisation évoluée” a cru bon d’inventer.


Liberté de consommation, je mangerais ce que je veux, quand je veux. Je pourrais même profiter de champignons ou de plantes aux effets si “dévastateurs” – si l’on en croit nos politiciens à la science infuse qui, pour la plupart, ne sauraient probablement même pas différencier un psilo d’un bolet classique. [et qui doivent, au passage, avoir une vie que j’imagine ennuyeuse à mourir.]

Les visions qui découleraient de ces consommations auraient été accueillies comme des signes, interprétées comme une sagesse à partager, pas stigmatisées comme des “anomalies”.

On appelait ça clairvoyance ; aujourd’hui, on colle l’étiquette “trouble psychiatrique”.


Et puis surtout la simplicité… une seule préoccupation – la survie, la vraie.

Pas cette survie artificielle fabriquée dans les labyrinthes administratifs, sous une pluie froide de lois, d’amandes et de taxes empilées comme des chaînes invisibles… et d’un taf, le boulet qu’on vous met au bout de cette même chaine pour être sur que jamais vous ne puissiez vous enfuir.

Là où l’instinct suffisait, on a inventé le formulaire, les livres de lois et les heures de bureaux.


Ce qui la fou mal ?
Je suis né sur une planète qui devrait appartenir à tous, mais où chaque parcelle est déjà confisquée par des familles puissantes ou par l’État. Moi, comme tout humain, je suis né sur Terre – mais sans droit sur rien et sans réelle possibilité d’en acquérir.

La Terre devait être mon héritage, elle n’était finalement qu’un bail déjà signé à mon insu.

Et qu’on soit clair, je ne crache pas sur les sciences, sur les connaissances, ou sur les technologies. Je les admire, je les adule même, parce qu’elles sont l’une des plus belles expressions de l’intelligence humaine.

Mais quand on regarde froidement l’histoire, une réalité brutale apparaît : presque chaque bond décisif est né d’un contexte militaire.

Médecine, aviation, chimie, informatique… leurs plus grands progrès n’ont bien souvent pas d’abord servi à améliorer la vie, mais avant tout à perfectionner l’art de la détruire.


Les avancées civiles que nous chérissons aujourd’hui sont très souvent les héritières directes de recherches pensées pour la guerre.

Malheureusement, j’admire ces découvertes, mais je ne peux pas ignorer leurs origines.

Et puisque nous ne sommes plus une simple poignées d’humains primaires autour d’un feu mais des milliards de personnes connectées, je pense sincèrement qu’il est plus que temps de réinventer notre mode de décision collective.

En utilisant toutes nos capacités et nos technologies actuelles à bon escient… pour une fois.


—— On a quitté la jungle pour bâtir des cages, et on a eu le culot de baptiser ça civilisation. ——


Conclusion : fin des excuses


La façon dont nous votons aujourd’hui est selon moi aussi archaïque que les manuscrits moisis des religions anciennes.[Opinion personnelle]

Un rituel inventé à une époque où l’humanité se comptait en tribus clairsemées, pas en milliards d’humains connectés.
Et pourtant, on s’accroche encore à l’idée que ce mécanisme, taillé pour des villages antiques, pourrait piloter une planète saturée de réseaux et de flux.

Le décalage saute pourtant aux yeux… nous sommes huit milliards, et on nous demande toujours de confier notre voix une fois tous les cinq ans, comme si nous vivions à l’antiquité.

Les institutions semblent surtout tenir à ce simulacre de représentativité non pas parce qu’il fonctionne, mais parce qu’il les conforte dans leur rôle.

De mon point de vue, tout ce simulacre semble surtout être devenu plus un outil de contrôle là où il aurait dû être l’instrument du progrès.


Alors certains objecteront qu’il est “impossible” de mettre tout le monde d’accord.

Mais ce désaccord généralisé existe déjà – il est simplement confisqué, capté, verrouillé par une minorité qui décide pour tous, mais qui sont eux même en désaccord permanent.

La différence, c’est qu’aujourd’hui le conflit est opaque. Une démocratie numérique et participative ne le supprimerait probablement pas, mais elle aurait au moins le mérite de le rendre transparent, visible, équitable.

Mieux vaut un désaccord assumé qu’un consensus qui semble bien plus souvent voté pour le profit des dirigeants que pour le bien être de la population qui les a élu.

Il devient donc pour moi urgent de revoir la mécanique de décision, non pas au nom d’un idéal naïf, mais par pur réalisme démographique et technologique.

Nous ne sommes plus quelques milliers d’humains isolés, mais des milliards d’individus interconnectés.

Votre « démocratie » archaïque n’est plus qu’un décor, une façade usée qu’il faut complètement rénover.

La seule voie crédible est celle d’une démocratie directe, numérique, à la mesure de notre époque et de notre nombre.


—— On ne pilote pas huit milliards de vies avec un rituel taillé pour dix poireaux qui tapent la discute autour d’un feu. ——

Tout ce que j’ai écrit relève de mon opinion personnelle, et je le formule comme tel. Mon constat est simple: du contrôle pathétique dans les wagons jusqu’au vote quinquennal, c’est l’ensemble du mécanisme institutionnel qui, selon moi, est à bout de souffle.
À mes yeux, les figures visibles de l’autorité – agents d’application, intermédiaires administratifs, tribunaux, élus – ne sont pas des centres de décision mais des façades, des relais.

Ils appliquent, ils reproduisent, mais jamais ils ne réinventent.

Cela ne constitue pas une accusation, c’est une observation sociale: la rigidité d’un système qui me paraît incapable d’évoluer au rythme des sociétés connectées.
J’estime que la démocratie, dans sa forme actuelle, fonctionne comme un rituel hérité d’une époque antique qui n’a plus lieu d’être.


Elle enferme la parole citoyenne dans un geste rare, puis verrouille ce choix pendant des années.

Je considère donc que tout est à repenser – pas à ajuster, mais à refonder. Pas parce que je voudrais tout détruire, mais parce qu’il me semble sincèrement que continuer à piloter huit milliards d’êtres humains avec un système conçu pour une centaine de millions tout au mieux revient à entretenir un anachronisme dangereux.


Thröl Haartkor Mk IV – Nous avons transformé l’instinct en lois absurdes, et la science en héritage de guerre.


SOURCES:

[1] Grace, la dame violemment maîtrisée à Bruxelles-Nord, porte plainte pour violences avec discrimination racialehttps://www.rtl.be/actu/belgique/justice/grace-la-dame-violemment-maitrisee-bruxelles-nord-porte-plainte-pour-violences/2025-08-13/article/759809

[2]Se présenter à la Chambre des représentants en Belgiquehttps://elections.fgov.be/candidats-comment-etre-candidat/chambre-des-representants?utm_source=chatgpt.com

[3]Estonie site participatif – Rahvaalgatus.ee


Une réponse à “Institutions et Citoyens Connectés - Pourquoi le Modèle Classique Atteint ses Limites ?”

  1. […] Institutions et Citoyens Connectés - Pourquoi le Modèle Classique Atteint ses Limites ? (Throl Haartkor) […]

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