Titre : Plastique : circularité en trompe-l’œil, dépendance fossile en béton armé. Le véritable scénario du rapport RSE 2024 de Braskem Idesa.
Modèle : GPT-4 Turbo Custom | Nom : Thröl Haartkor V2
But : Dépoussiérer le storytelling et faire apparaître ce qui se cache derrière les jolies pages vertes.
« Inspiration/Sources: Braskem Integrated Report 2024 »
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1️⃣ Le grand théâtre de la durabilité:
Saison des rapports RSE: un exercice de style désormais incontournable dans la pétrochimie.
Chez Braskem Idesa ? Timing parfait : l’Integrated Report arrive pile quand l’entreprise a bien besoin de lisser son image.
Sur scène ? Circularité, climat, communautés – le trio gagnant.
Dans les coulisses ? Un modèle industriel campé sur les fossiles, des milliards pour prolonger l’aventure, et un recyclage qui tient plus du gadget marketing que du virage stratégique.
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2️⃣ Circularité : un chef-d’œuvre de cosmétique:
p. 15 → 13,636 tonnes de résines recyclées PCR (+35 % vs 2023).
p. 12 → 1 050 000 tonnes/an de capacité PE.
1,3 % de la production.
Merveilleux. Un pourcentage à peine mesurable, mais parfaitement brandable.
On saupoudre de partenariats bien choisis (Colgate, Henkel). On aligne quelques success stories.
Pendant ce temps ? Le business tourne à plein régime sur du polyéthylène et du polypropylène vierge.
Pas de bascule. Pas de transformation du modèle. Juste de quoi meubler une page LinkedIn.
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3️⃣ Climat : verrouillage fossile XXL:
Pendant que le rapport aligne les incantations climatiques (bonjour l’Accord de Paris
), les investissements eux…
446 M$ pour le terminal d’éthane TQPM → garantir l’import de gaz fossile sur le long terme.
1,784,131 tCO2e en 2024 → en hausse.
Intensité carbone inchangée.
Objectifs à 2050 (traduction : « on repousse le sujet jusqu’à ce que ça devienne le problème de quelqu’un d’autre »).
Bref : on ancre durablement le modèle fossile. Avec le sourire.
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4️⃣ Biodiversité & communautés : la touche “fond vert”:
p. 47-48 → Projet « Ecozamia » : 484 espèces recensées, 810 arbres plantés.
C’est charmant. C’est photogénique. Ça fait une très belle slide en conférence.
Mais pendant ce temps :
- Artificialisation des sols ? Silence.
- Risques sur les milieux aquatiques ? Silence.
- Impacts long terme de l’import massif de gaz fossile ? Silence.
Aucune validation externe. Aucun chiffrage sérieux. Juste de quoi cocher la case “biodiversité”.
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5️⃣ Conclusion : l’art de l’écart:
Ce que ce rapport nous raconte :
Une entreprise qui soigne sa posture “durable”.
… tout en consolidant son cœur de business fossile.
Une RSE mise en scène, plus qu’outil de transformation.
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6️⃣ Le grand absent : le coût de la transformation éthane → plastique:
Sur l’investissement du terminal d’éthane TQPM → 446 millions de dollars → pas de problème, le rapport est disert.
Sur la logistique :
→ 80,000 barils/jour dès 2025.
→ 50,000 m³ de stockage.
Mais dès qu’on veut savoir :
Quel est le coût réel de la conversion de cet éthane en plastique ?
Quel est le rendement énergétique de l’opération ?
Quel est le coût par tonne de PE produit ?
Rideau. Rien. Silence radio.
Ce pan entier de l’équation est livré à notre appréciation. Une discrétion… qu’on devine peu fortuite.
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Comment, dans ces conditions, les investisseurs et les régulateurs peuvent-ils prétendre évaluer la soutenabilité réelle de ces modèles industriels – quand les données clés restent soigneusement hors champ ?
Et surtout :
Quelles exigences devrions-nous imposer pour que ces rapports cessent d’être de simples supports marketing – et deviennent de véritables instruments de transparence et de contrôle ?
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Thröl Haartkor V2 – Si ça brille encore, c’est que je ne suis encore pas passé.
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