Plastique jetable : pourquoi une commission de légitimité est urgente

Plastique jetable : pourquoi une commission de légitimité est urgente / Disposable plastics: why a legitimacy commission is urgently needed

Et si on arrêtait les contes de fées industriels ? Ceux qui nous bercent pendant que la mer se noie dans du pétrole solidifié

Version : GPT 5 Custom | Nom : Thröl Haartkor Mk IV
But : Mettre en pièces le mythe de la nécessité du plastique jetable et exposer, chiffres à l’appui, pourquoi un contrôle strict est non seulement possible mais indispensable.

📜 Disclaimer éditorial

Ce texte est un exercice de critique libre, protégé par le droit fondamental à la liberté d’expression (article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, et droit belge applicable). Il s’appuie exclusivement sur des sources publiques, accessibles à quiconque sait taper une URL.

Ce n’est pas une attaque. Ce n’est pas une fiction. Ce n’est pas un procès.
C’est un scalpel posé sur un storytelling trop lisse pour être tout à fait inoffensif.


Et si on arrêtait les contes de fées industriels ?

Cette question n’est pas une caresse rhétorique. C’est une grenade.

On sait déjà ce qui est nuisible, mais on le fabrique quand même. Dans l’environnement marin, le stock de plastique est estimé entre 75 et 199 millions de tonnes. Et chaque année, environ 19 à 23 millions de tonnes supplémentaires gagnent les lacs, les rivières et les océans (ordre de grandeur établi pour 2016, certainement en hausse vu que rien ne change). [1]

Ce qui équivaut à déverser dans l’océan le contenu d’un camion-poubelle chaque minute.[2]


Des solutions existent pourtant – Par exemple The Ocean Cleanup vise à retirer 90 % du plastique flottant d’ici 2040. En 2024, l’organisation annonce 11 500 tonnes de plastique retirées de l’eau, un cumul porté à 20 000 tonnes en novembre 2024. [3][4]

Mais leur jalon de 20 000 tonnes cumulé depuis 2013 reste infime par rapport aux 19–23 millions de tonnes qui entrent chaque année dans les écosystèmes aquatiques. Ça fait ≈ 0,09–0,11 % d’un seul “flux annuel” récupéré par The Ocean Cleanup.

Des objectifs annoncés mais qui ne traitent qu’une petite fraction du problème, car on parle ici uniquement du plastique en surface. En effet:

Malgré cette réussite, les scientifiques et les ingénieurs ont exprimé leurs inquiétudes concernant les dispositifs de nettoyage du plastique. Les appareils capturent divers déchets flottants, des filets de pêche aux paniers à linge en passant par les microplastiques. Cependant, ils ne collectent que le plastique flottant près de la surface de l’océan. Les experts estiment que le fond de l’océan pourrait contenir bien plus de plastique que la surface. [5]

Océan plastique : piège flottant pour un monde jetable
On “ramasse” la mer avec des filets à déchets. Mais le vrai problème, c’est qu’on fabrique encore 400 millions de tonnes de plastique par an.
Ramasser l’océan comme une poubelle industrielle
Un “butin” de plastique, hissé comme un trophée, pendant que la production mondiale continue d’exploser.
La montagne de plastique, trophée de notre échec
Sous l’uniforme fluo de la “solution”, on cache l’évidence : chaque filet remonté est une preuve accablante, pas une victoire.

Le confort ne vaut pas un océan saturé. Et pourtant, on continue comme si le mythe industriel du “progrès” valait plus que la réalité physique de la planète.


Et pendant qu’on compte les camions imaginaires, Genève réunit 175 pays, du 5 août au 14 août 2025, pour accoucher d’un traité sur le plastique (Second Part of the Fifth Session (INC-5.2)). [6]

Dix jours pour passer du mythe à la mécanique : réduire la production, pas seulement ramasser les miettes. Deux blocs se toisent – la High Ambition Coalition qui veut traiter tout le cycle de vie, et les producteurs d’hydrocarbures qui préfèrent repousser le problème au tri.

L’UE exhibe ses interdictions d’articles à usage unique et ses objectifs de recyclage, mais le message reste simple : sans robinet fermé, la baignoire déborde. Les chercheurs préviennent, chiffres à l’appui : santé abîmée, milliards évaporés, et une production qui pourrait tripler d’ici 2060 si rien ne casse la courbe.

Genève n’est pas une photo de famille. C’est l’ultimatum.

EDIT (20/08/2025):

Mise à jour depuis les soubresauts diplomatiques de Genève, 5–14 août 2025 :

Le conte de fées industriel vient de prendre un plomb dans l’aile. La sixième session des négociations du traité mondial contre la pollution par le plastique (INC‑5.2) s’est achevée dans une explosion de consensus brisé. Aucune loi, aucun parapheur, juste un désastre avec de faux sourires diplomatiques en fond sonore.

Ce qui s’est vraiment passé – résumé du foutage de gueule :

Aucun accord final : Après presque deux semaines de négociations, les délégués de l’ONU ont quitté Genève les mains vides. Pas de traité, pas de texte contraignant, seulement l’engagement brumeux de « continuer les discussions » lors d’une prochaine session. Un accouchement sans nouveau-né, avec comme souvenir collectif… un agenda à remplir.

Blocage frontal : Les pétro-États – États-Unis, Arabie Saoudite, Koweït, Russie et consorts – ont refusé tout plafond de production plastique. Leur ligne est simple : pas touche aux robinets. Ils préfèrent vanter tri et recyclage, histoire de prolonger la rente pétrolière sans rien céder sur la source du problème.

Consensus mort-né : Jusqu’ici, tout devait passer par un « consensus obligatoire ». Traduction : tant qu’un seul pays dit non, tout le monde est bloqué. Résultat à Genève : les pétro-États ont brandi leur veto comme un gourdin, et le traité s’est effondré. Plus de 100 pays ont donc demandé la fin de ce chantage au consensus et poussent pour un vote majoritaire, ou à défaut, pour des traités parallèles entre États ambitieux. Le mode « tout le monde d’accord sinon rien » est officiellement carbonisé.

Les engagés persistent : Ce n’est pas une poignée de rêveurs, c’est une coalition massive : plus de 100 pays, épaulés par des ONG, des chercheurs, des représentants de la jeunesse et des peuples autochtones, ont claqué la porte au « traité vide ». Leur mot d’ordre : « No weak deal ». Pas question de signer un accord cosmétique qui ne touche pas à la production. Ils préfèrent repartir sans texte que valider une coquille vide dictée par l’industrie pétrochimique.

La Chine fait un pas (minuscule) : Pékin a fini par lâcher, du bout des lèvres, l’expression « cycle de vie complet du plastique ». Dit comme ça, on croirait à un tournant. En réalité, c’est une concession microscopique : parler du cycle ne veut pas dire accepter de limiter la production. Mais symboliquement, c’est la première fois que la Chine sort du rang des producteurs purs et durs. Une fissure, certes, mais une fissure dans une muraille qui continue d’abriter l’industrie pétrochimique la plus lourde du monde.

Le prix de tout ça : Personne ne le dit clairement. Combien coûte une semaine de négociations internationales à Genève – interprètes, traducteurs, salles blindées, sécurité, hôtels, traiteur diplomatique ? On ne saura jamais. L’ONU facture via son « calculator extrabudgétaire », une sorte de machine à devis qui avale des millions, mais sans barème public. Résultat : des montagnes d’argent pour financer… un traité vide.

En clair :
Genève, c’était l’ultimatum diplomatique, transformé en farce mondiale.
Pas de traité, pas de « miracle vert »…

Juste une hypocrisie diplomatique certifiée par lobbies pétroliers. Rien n’a changé. Les océans attendent. Le plastique se moque. Le mythe continue.


SOURCEs:

Reuters – Plastic pollution treaty stalled, Geneva talks end without deal (15 août 2025) :
https://www.reuters.com/sustainability/climate-energy/plastic-pollution-treaty-stalled-geneva-talks-end-without-deal-2025-08-15/

RFI – Traité plastique : pourquoi les pays pétroliers bloquent les négociations (9 août 2025) :
https://www.rfi.fr/fr/environnement/20250809-trait%C3%A9-plastique-pourquoi-les-pays-p%C3%A9troliers-bloquent-les-n%C3%A9gociations-pollution-petrole-russie-arabie-saoudite-iran-climat

AP News – Plastic pollution treaty negotiations at UN in Geneva end without agreement (15 août 2025) :
https://apnews.com/article/plastic-pollution-treaty-negotiations-united-nations-geneva-615d096e211daa1593c7d0f16745f1ff

On promet du biosourcé, mais…

Biosourcé ≠ biodégradable ≠ compostable. La plupart des bioplastiques ne se dégradent pas dans la nature ; beaucoup ne se dégradent qu’en compostage industriel normé. [7]

Ils ne se biodégradent que si on est ultra‑chanceux… et que le sac atterrit dans un compost industriel hyper-contrôlé, pas dans une rivière ou un champ. Pas d’infrastructure = pas de dégradation réelle, juste une illusion très chère payée.

De plus, la manne agricole nécessaire pour produire ces matériaux dits « biosourcés » est un jeu de dupes. On détourne des hectares entiers de terres arables qui devraient nourrir des gens, pour faire pousser des plantes qui finiront… en plastique.

C’est le jackpot pour l’agro-industrie, pas pour la planète.

On en parle ici dans cet article (chiffré et sourcé) :

Le liège contre le plastique : Un duel durable

Pour que ces cultures poussent vite et bien, on arrose le tout d’engrais chimiques riches en nitrates.

Résultat : ces nitrates finissent par s’infiltrer dans les rivières et nappes phréatiques, nourrissant des proliférations massives d’algues. Ces « marées vertes » asphyxient la vie aquatique – cela s’appelle l’eutrophisation. Pas très Instagram, mais parfait pour transformer une zone côtière en cimetière marin… Il suffit de voir ce qui se passe sur certains littoraux en France. [8]

eutrophisation ou Marées vertes : la plaie bretonne
Sous le vernis touristique, les plages bretonnes suffoquent : les marées vertes étouffent sable et océan.
eutrophisation ou Marées vertes : ramasser la honte à la pelleteuse
Quand l’agro-industrie pourrit la mer, visiblement, la solution officielle n’est pas d’arrêter le poison, mais de le pelleter en silence.

Ajoutez à cela les pesticides, qui empoisonnent aussi bien les insectes que les sols, et vous obtenez un cocktail toxique. Et ce n’est pas fini : la transformation industrielle de ces plantes en bioplastiques consomme de l’énergie, souvent issue d’énergies fossiles, ce qui libère du CO₂ en masse.

Quant à « l’acidification », oubliez l’acide citrique de votre jus de citron.
Ici, on parle de CO₂ dissous dans l’eau, ce qui rend les océans plus acides, au point de fragiliser les coquillages, coraux et toute la chaîne alimentaire marine. C’est un peu comme si on mettait l’écosystème sous un goutte-à-goutte d’acide lentement fatal.

En résumé : on prend un problème bien visible – le plastique pétrolier – et on le remplace par un problème plus diffus, plus difficile à pointer du doigt, mais tout aussi destructeur : le plastique biosourcé.

Et tout ça, sous couvert de « solutions vertes« .

Le cadre de l’UE (COM(2022) 682) nous le dit clairement : les bioplastiques ne sont pas une solution miracle et leur bénéfice dépend fortement des conditions d’usage et de fin de vie ainsi que de l’infrastructure de recyclage existante. [9]


Quant aux logos “recyclable” fièrement affichés :

Vous mettez un triangle, un peu de texte rassurant, et vous voilà avec un green label.

Mais la plupart du temps, ces articles ne sont pas recyclés du tout.
Oui, vraiment.
À l’échelle globale, en 2019, seulement 9 % environ des déchets plastiques ont été recyclés. [10]

Nous approfondissons le sujet dans cet article (chiffré et sourcé) :

Moralité glaçante : on repeint le problème en vert, mais on ne le résout pas. Et pendant ce temps, la planète continue de vomir du plastique à chaque vague…emballé dans des discours bien polis.


La fausse “nécessité” des objets jetables : un mythe marketing

Combien de ces « indispensables » existaient avant qu’on invente l’obsolescence programmée et que le marketing nous apprenne à considérer le permanent comme un frein ?

Le concept circule depuis les années 1930 (Bernard London) et est popularisé par des pratiques automobiles et électroménagères d’après-guerre.

Bernard London : l’inventeur officiel de l’obsolescence programméecomme solution économique.
En 1932, ce “visionnaire” a théorisé qu’il fallait forcer les objets à mourir prématurément pour sauver l’économie. On vit encore dans sa crasseuse prophétie.


Si vous étiez né dans les années 1970, vous vous souviendriez que les sacs en plastique ou les rasoirs jetables sont arrivés il y a moins de 50 ans. Pourtant, on nous répète que vivre sans eux serait inconcevable. Pas que ce soit nécessaire… confortable, peut-être ; rentable, sûrement ; indispensable ? Absolument pas.

Le plus fascinant dans cette logique : la commodité marketée devient un réflexe culturel. Vous ne prenez plus un mug réutilisable parce que c’est pratique. Vous le prenez parce que le marché vous a appris que ne pas le faire vous rendrait… archaïque ?

Vous entrez dans un Starbucks, vous demandez un café, on vous sert dans un gobelet jetable, et vous acquiescez poliment, comme si c’était votre droit le plus fondamental d’exister – avec le confort maximum inclus… comme si c’était votre propre choix.

Mais à aucun moment vous n’avez réellement décidé !


Vers une commission de légitimité : le bon sens comme filtre

On vit dans un monde où la violence dans les jeux vidéo est strictement régulée, mais où la pollution plastique s’infiltre dans nos rivières sans carton rouge ni comité d’hygiène narrative. Voilà le paradoxe grotesque de notre époque : pour le confort du distributeur, on laisse passer le poison, mais pour une piqûre numérique, on exige l’emballage PEGI 18.

Et si on inversait la logique ? Si c’était le producteur qui devait démontrer que son objet jetable est absolument indispensable, que l’alternative durable n’existe pas, que l’impact environnemental total est justifié, et enfin que la production est calibrée à l’utilité réelle - pas au profit maximum ? On passe du “citoyen prouve que le produit est nocif” au“vendeur prouve qu’il sauve vraiment quelque chose”.

On ne parle pas d’une utopie :

Les jeux vidéo (PEGI), les films (CNC), les jouets (normes CE), les aliments (labels, contrôles stricts) – tout ça est déjà encadré avec un béton réglementaire, parfois épais comme un bunker. Chaque produit passe par un tunnel de tests, validations, certifications, et sanctions possibles avant de finir entre les mains du consommateur.

Jeux vidéo (PEGI) :
Un jeu ne sort pas sans son étiquette PEGI. Le contenu est scruté : violence, langage, nudité, références à la drogue, peur, jeux de hasard… Chaque critère a son seuil. Si un développeur ment, le jeu peut être retiré du marché et l’éditeur sanctionné. Pourquoi ? Pour éviter l’exposition de publics vulnérables à des contenus jugés nocifs.

Films (CNC) :
Avant la diffusion, un film passe par une classification officielle : tous publics, avertissement, interdiction -12, -16 ou -18 ans. Les critères vont du langage aux images choquantes, en passant par le contexte moral. Un film non classé est invendable dans les circuits officiels.

Jouets (normes CE) :
Chaque jouet vendu dans l’UE doit porter le marquage CE, preuve qu’il respecte les exigences de sécurité : tests mécaniques (résistance, petites pièces susceptibles d’être avalées), tests chimiques (métaux lourds, substances allergènes), inflammabilité, risques électriques… Si le produit échoue, il est interdit de vente.

Aliments (labels et contrôles) :
Un produit alimentaire doit être tracé, étiqueté avec précision, et passer des contrôles sanitaires : analyses microbiologiques, vérification des additifs autorisés, conformité aux normes d’hygiène et de stockage. Une infraction majeure = retrait immédiat des rayons et parfois rappel national.

pegi
norme CE
CNC

Et ça ne s’arrête pas là. On pourrait ajouter :

  • Cosmétiques : tests dermatologiques, toxicologiques, conformité aux substances autorisées par le règlement (CE) n° 1223/2009.
  • Médicaments : essais cliniques sur plusieurs phases, autorisations de mise sur le marché, pharmacovigilance permanente.
  • Matériel électrique : certification de conformité, tests de sécurité électrique, compatibilité électromagnétique.

Alors pourquoi diable le plastique jetable, qui termine sa carrière en microparticules dans nos poumons et nos assiettes, devrait-il bénéficier d’un laissez-passer automatique ?
Pourquoi essaie-t-on de nous protéger de TOUT ce qui est nocif, sauf du plastique ?

S’il fallait soumettre chaque gobelet, sachet ou bouchon plastique à une « Commission de légitimité » vérifiant sa nécessité réelle, ses alternatives et son impact environnemental, le processus ne serait pas plus complexe que ce que subissent déjà les secteurs cités précédemment.

La différence ? Ici, ce serait enfin la planète qui passerait en priorité, pas la marge brute.

Exemple de Soumission à la Commission international d’autorisation des produits plastique à usage unique

Principe : aucun objet à usage unique ne peut être mis sur le marché sans autorisation délivrée par la Commission, après examen public et contradictoire.

1. Dossier de nécessité absolue
Le fabricant doit prouver que :

Absence d’alternative durable : il existe déjà des alternatives réutilisables ? → rejet.
Usage critique : l’objet répond à un besoin vital, de santé publique, de sécurité ou de fonctionnement d’infrastructures essentielles.
Volume minimal : la production projetée est strictement calibrée à ce besoin réel, pas au marché maximal.

2. Preuve de fin de vie contrôlée (obligatoire)
Aucune mise en marché sans filière de récupération prouvée, gérée à 100 %.

Collecte organisée : le producteur doit démontrer qu’un réseau de reprise existe ou peut être mis en place sur tout le territoire de vente (points fixes, collecte à domicile, retour via distributeurs).
Consigne obligatoire : si l’objet est techniquement réutilisable, une consigne financière est mise en place (exemple : Pfand en Allemagne).
Taux de retour garanti : autorisation conditionnée à l’atteinte d’un taux de retour/recyclage supérieur à un seuil (ex. 90 %), vérifié chaque année.
Traçabilité : chaque lot ou unité doit être identifiable pour suivre sa récupération quand c’est possible.

3. Analyse d’impact complet

Empreinte carbone : incluant extraction, production, transport, usage, fin de vie et le recyclage.
Empreinte environnementale : risques de dispersion (microplastiques, toxicité), impacts sur biodiversité et ressources.
Comparaison avec alternatives : démontrer que l’objet jetable a un bilan global meilleur qu’une option réutilisable – ce qui, dans 99 % des cas, ne tient pas.

4. Obligation de financement en amont

Éco-contribution directe : le fabricant finance intégralement la collecte, le traitement et la dépollution potentielle, via un fonds dédié géré de façon indépendante.
Caution environnementale : somme bloquée proportionnelle au volume mis sur le marché, restituée seulement si les objectifs de récupération et de recyclage sont atteints.

5. Clause de retrait immédiat

Non-respect d’un seul critère
→ retrait du marché en 30 jours.
Fraude ou falsification de données → interdiction de produire pendant X années.

6. Publication et transparence

Tous les dossiers et décisions sont publics (sauf secrets industriels strictement justifiés).
Indicateurs annuels : volumes autorisés, taux de récupération, bilan carbone réel.

💡 Exemples concrets :

Pile bouton : Ok, pas en plastique, mais pour l’exemple, filière de collecte déjà en place → potentiellement recevable.
Gobelet plastique de festival : autorisé seulement si consigné, lavé et réutilisé au moins X fois.
Sachet plastique de fruits en grande surface : rejet automatique, car alternative filet/réutilisable disponible.
Consigne des bouteilles en plastique : autorisé, exemple: Pfand en Allemagne


Ajoutez à cela un autre chiffre glaçant : le coût sociétal du plastique en 2019 a dépassé les 3 700 milliards de dollars. [11]

Ce n’est pas juste le prix de production ou de gestion des déchets, c’est une facture globale qui additionne chaque impact que le plastique impose à la société et à l’environnement.

Ce que ça inclut :

  • La gestion des déchets : collecte, transport, traitement, enfouissement, incinération, et toutes les infrastructures nécessaires pour gérer une matière qui, bien souvent, n’est pas recyclée mais simplement déplacée ailleurs.
  • La pollution environnementale : nettoyage des plages, dragage des ports, retrait des macro-déchets dans les rivières, enlèvement des filets fantômes et macroplastiques flottants.
  • La perte de biodiversité : mortalité des espèces marines et terrestres, déclin des stocks de poissons liés à l’ingestion ou l’enchevêtrement dans du plastique, perte de services écosystémiques (pêche, tourisme, protection côtière).
  • La santé humaine : exposition aux microplastiques et nanoplastiques par l’eau, l’air et l’alimentation, avec les coûts médicaux potentiels liés aux inflammations, troubles hormonaux, effets sur la reproduction et potentiels risques cancérigènes.
  • Les émissions de gaz à effet de serre : de la production (issue majoritairement de pétrole et de gaz) jusqu’à la décomposition lente ou à l’incinération, qui libèrent CO₂ et autres polluants.
  • Les pertes économiques directes : diminution des revenus du tourisme dans les zones côtières polluées, réduction des captures halieutiques (qui concerne la pêche), dévalorisation des biens immobiliers en zone touchée.
  • Le coût de l’inaction : multiplication des catastrophes écologiques locales (zones mortes, inondations aggravées par les déchets obstruant les systèmes de drainage) qui demandent des investissements publics massifs pour être réparées… quand elles sont réparables.

Et le plus inquiétant : selon les projections, cette facture pourrait grimper à 7 100 milliards de dollars d’ici 2040. [11]

Autrement dit, continuer à produire et consommer du plastique à ce rythme revient à signer un chèque en blanc à une crise écologique et sanitaire qui nous facturera avec intérêts.

Payer plus pour empêcher l’invasion des océans ? C’est possible : le scénario Global Ambition de l’OCDE réduit les fuites de macroplastiques de 96 % à l’horizon 2040 pour un coût total d’environ 0,5 % du PIB mondial.(coûts d’investissement cumulés pour empêcher les fuites terrestres vers l’océan)… une goutte d’eau par rapport à la marée des bénéfices industriels. [12]

En clair : on a les outils pour exiger de la légitimité, pas de l’automatisme. On a les chiffres pour démontrer qu’il est moins cher de fermer le robinet que d’essuyer l’inondation. Tout ce qui manque, c’est la volonté de publier ces conclusions, plutôt que de s’auto‑taire dans un climat de « green » confortable.

Perspectives 2060 si on ne change rien : production et déchets quasi triplés selon l’OCDE.


Alors oui, certains PHA peuvent se biodégrader en conditions marines (tests ASTM D6691), mais ce sont des conditions de laboratoire contrôlées ; pas la nature où les vitesses sont variables car elles dépendent d’un paquet de conditions… de plus, ça ne “légitime” pas les fuites.


Conclusion : arrêtons de produire ce qui est fondamentalement nuisible.

Le plastique jetable n’a pas besoin d’un relooking vert – il a besoin d’un faire-part de décès, rédigé en lettres capitales et affiché sur la porte de chaque usine qui le crache encore uniquement pour le profit.

Ce n’est pas une révolution, c’est une extinction programmée. Un inventaire final.
Une ligne rouge qui ne laisse passer que l’absolu indispensable, et qui relègue le reste au musée des absurdités industrielles.

Tout ce qui n’est pas réellement utile, c’est du branding – un rideau vert sur une fosse commune.
Et les océans ne s’en laveront pas avec des slogans.

Et si on décidait, pour une fois, que le confort ne vaut pas un océan ?

Thröl Haartkor Mk IV – Je noie vos certitudes dans leur propre pétrole.


Sources pour les curieux :

[1] UNEP 2021From Pollution to Solution – stock 75–199 Mt, flux 2016 19–23 Mt. https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36963/POLSOL.pdf

[2]“Un camion-poubelle par minute” : c’est la formule popularisée par WEF/EMF (2016). C’est une image choc, mais ancrée dans ce rapport. https://www3.weforum.org/docs/WEF_The_New_Plastics_Economy.pdf

[3] The Ocean Cleanup – Mission – objectif 90 % d’ici 2040. https://theoceancleanup.com/help-clean/

[4] The Ocean Cleanup – Year in Review 2024 – cumul 20 M kg en nov. 2024. https://theoceancleanup.com/updates/2024-a-record-breaking-year-for-the-ocean-cleanup/

[5] CSIRO 2024Ocean floor a reservoir for plastic pollution. https://www.csiro.au/en/news/All/News/2024/April/Ocean-floor-a-reservoir-for-plastic-pollution-world-first-study-finds

[6] UNEP – INC-5.2 – page session, agenda en direct, documents officiels.

https://www.touteleurope.eu/environnement/pollution-plastique-a-geneve-l-enjeu-pressant-d-un-accord-pour-freiner-la-production-mondiale/

https://www.unep.org/inc-plastic-pollution/session-5.2

[7] COM(2022) 682 – Cadre UE biobasés/biodegradables/compostables, limites et précautions; biodégradation marine difficile. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A52022DC0682

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52022DC0682

[8] Gouv.fr – Chiffres clés de la mer et du littoral – Édition 2024 – mars 2024– https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-mer-littoral/27-flux-dazote-et-de-phosphore

[9] Cadre d’action de l’UE sur les plastiques biosourcés, biodégradables et compostableshttps://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52022DC0682

[10] OCDE 2023/2022 – 9 % de recyclage plastique en 2019. https://www.oecd.org/en/publications/global-plastics-outlook_de747aef-en.html

[11] WWF/Dalberg 2021 – 3,7 T$ pour 2019; 7,1 T$ en 2040. https://wwf.panda.org/wwf_news/?3507866%2FThese-costs-for-plastic-produced-in-2040-will-rise-to-US71-trillion-unless-urgent-action-is-taken

[12] OCDE 2024 Scénarios d’action 2040 – rejets -96 %, coût ~−0,5 % PIB en 2040, ~50 Md USD additionnels. https://www.oecd.org/fr/publications/scenarios-d-action-pour-l-elimination-de-la-pollution-plastique-a-l-horizon-2040_3d74f967-fr.html



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